Tu as moins
de 18 ans ?
Tu as moins de 18 ans ?
Tu as besoin d'une info ?
Tu es en difficulté ?
Le CAP est à ton écoute !
La grille administrative en AMO : axe individuel | axe collectif | axe communautaire | prévention générale ||| Rapports d'activité |||

Centre d'Accompagnements et de Préventions - Le CAP

Service d'Aide en Milieu Ouvert d'Aide à la Jeunesse - Verviers | Pepinster | Theux | Spa | Jalhay | Limbourg | Baelen | Dison

Rapport d'activité du CAP pour 2012

Le rapport d'activité 2012 du CAP est disponible. Document officiel de présentation, il est pour le lecteur curieux une photographie de notre association, une façon de mieux connaître notre action et au-delà la jeunesse de la région verviétoise : ses enjeux, ses difficultés.

http://www.lecapverviers.be/uploads/images/base/RapportActivite/2012-RapportActivite-LeCAP-Verviers.pdf 

Le retour du projet Vélo

Le retour du projet de vélo avec l'école SFX1 de Verviers. Une opportunité pour une centaine d'ados de vivre autrement l'école. Le CAP est partenaire depuis le début de cette aventure, soucieux de sa pérennité et de l'ouverture à d'autres jeunes.

http://www.televesdre.eu/www/verviers_retour_triomphal_pour_la_randonnee_velo_3_du_college_sfx_1_-81859-999-89.html

Hodimont en V.O. - Le quartier autrement

Le projet du CAP de partir à la rencontre du quartier de Hodimont a, à présent, clôturé sa phase de réalisation concrète via nos cartes blanches à divers artistes. L'occasion de revenir sur cette démarche particulière.

http://www.lecapverviers.be/agir-pour-la-societe/hodimontenvo

Année Citoyenne Verviers 2014 !

Début 2014, ce sera déjà la cinquième pour notre service civil... Une formidable expérience de 4 mois, 60 jours de chantiers, rencontres, thématiques de société,... Tout cela pour 8 jeunes de 15 à 25 ans qui ont rendez-vous avec la société ! 

http://www.anneecitoyenneverviers.be

Rapport pauvreté sur les enfants, les jeunes et leurs familles

Le rapport relatif aux incidences et aux conséquences de la pauvreté sur les enfants, les jeunes et leurs familles" permet de mettre des mots sur la pauvreté, ce qu'elle peut signifier pour la population qui en est victime. Ce travail exemplaire met au premier rang la parole des individus, en rupture avec l'approche experte... 

http://www.dgde.cfwb.be/fileadmin/sites/dgde/upload/dgde_super_editor/dgde_editor/documents/Rapports/rapport_pauvrete_12_.pdf 
  • Le rapport d'activité 2012 du CAP est disponible. Document officiel de présentation, il est pour le lecteur curieux une photographie de notre association, une façon de mieux connaître notre action et au-delà la jeunesse de la région verviétoise : ses enjeux, ses difficultés.http://www.lecapverviers.be/uploads/images/base/RapportActivite/2012-RapportActivite-LeCAP-Verviers.pdf 
  • Le retour du projet de vélo avec l'école SFX1 de Verviers. Une opportunité pour une centaine d'ados de vivre autrement l'école. Le CAP est partenaire depuis le début de cette aventure, soucieux de sa pérennité et de l'ouverture à d'autres jeunes.http://www.televesdre.eu/www/verviers_retour_triomphal_pour_la_randonnee_velo_3_du_college_sfx_1_-81859-999-89.html
  • Le projet du CAP de partir à la rencontre du quartier de Hodimont a, à présent, clôturé sa phase de réalisation concrète via nos cartes blanches à divers artistes. L'occasion de revenir sur cette démarche particulière.http://www.lecapverviers.be/agir-pour-la-societe/hodimontenvo
  • Début 2014, ce sera déjà la cinquième pour notre service civil... Une formidable expérience de 4 mois, 60 jours de chantiers, rencontres, thématiques de société,... Tout cela pour 8 jeunes de 15 à 25 ans qui ont rendez-vous avec la société ! http://www.anneecitoyenneverviers.be
  • Le rapport relatif aux incidences et aux conséquences de la pauvreté sur les enfants, les jeunes et leurs familles" permet de mettre des mots sur la pauvreté, ce qu'elle peut signifier pour la population qui en est victime. Ce travail exemplaire met au premier rang la parole des individus, en rupture avec l'approche experte... http://www.dgde.cfwb.be/fileadmin/sites/dgde/upload/dgde_super_editor/dgde_editor/documents/Rapports/rapport_pauvrete_12_.pdf 

Nos outils pédagogiques

Ces outils pédagogiques ont une double histoire.

 

Ils font directement ou indirectement référence à la pédagogie institutionnelle, mouvement pédagogique dont la figure de proue Fernand Oury, simple enseignant, a élaboré ses figures majeures : le conseil, les couleurs, la monnaie intérieure, le sociogramme,... Pédagogie connue (connue ?) dans le monde enseignant mais totalement absente ou presque des radars du travail social, elle nous a inspirés. Nous dirions plus : elle a permis de façonner le cadre de travail de l'Année Citoyenne, son horizon. Directement et indirectement.  

 

Or, nous ne sommes pas enseignants.

 

Deuxième chapitre : j'ai donc commencé à lire patiamment les livres essentiels de PI, à me former lors d'un stage d'abord, auprès d'une équipe de PI (l'Epigerme à Bruxelles) par la suite. Des discussions se sont enchaînées, des tentatives sont nées au sein de l'ACV dès 2010. De difficultés en sensations que quelque chose se déplace dans le travail, nous continuons un travail jamais terminé.

 

Derrière ce retravail permanent dont les outils dépeints ci-dessous apparaissent les balises actualisées, c'est toute une philosophie de travail avec le groupe que nous cherchons : substituer au pouvoir unique du maître éducateur - même et surtout s'il est bienveillant - la possibilité que d'autres dynamiques naissent, avec comme horizon un milieu coopératif, où chacun prend sa place, toute sa place, rien que sa place.

 

Tout le monde a à y gagner : les jeunes sur le chemin de l'autonomie, l'adulte-pédagogue souvent pétri de bonnes intentions difficiles à traduire, la collectivité enfin qui trouve là la possibilité de fabriquer non pas seulement du lien social mais du pouvoir collectif. 

 

Emmanuel Massart  


Si la classe coopérative est une structure dans laquelle tous les éléments sont en interaction permanente (chacun étant cause et effet de l'autre et de l'ensemble), elle n'existe et ne peut fonctionner sans le désir profond de chacun d'être là, et de la faire fonctionner.

René LAFFITTE
Une journée dans une classe coopérative
Matrice, 1997, P.130

1.
Les lois


Avant que le projet ne commence, l'encadrement a fixé la loi zéro. C'est l'ensemble des règles nécessaires au sein du projet pour garantir sa survie. Idéalement, la loi zéro est courte afin d'espérer être retenue par tous et parce qu'il vaut mieux créer les lois par la suite (loi n°1, n°2,...) selon les nécessités, pour permettre une richesse pédagogique, en faisant participer le groupe des volontaires, voire si celui-ci possède une maturité suffisante, en lui donnant le pouvoir de décider. 

 

La loi zéro n'est pas modifiable mais les autres lois peuvent être modifiées ou supprimées selon la vie du projet. L'adulte-pédagogue est garant du projet et donc du respect des lois mais il arrive bien entendu qu'un volontaire parle au nom de la loi.

 

Au travers de ces lois, outils de démocratie, l'ACV réduit à l'essentiel l'arsenal législatif plutôt que de faire des règlements bien plus longs remplis de postures morales absolument inefficaces le jour où un problème survient.

 

La loi zéro est actuellement :

 

1) Ici, c'est un projet citoyen où on s'engage

2) Chacun est à bonne distance, ni trop proche, ni trop éloigné, sans violence

3) Si on veut changer quelque chose, on y travaille 

 

Institution créée en 2011.


2.
Les responsabilités


Pour fonctionner au quotidien, le projet a besoin que certaines tâches soient assurées. Le repas de midi pris en groupe demande de la nourriture, du pain. Quelqu'un appelle le projet... Il faut bien répondre. Un coup et quelqu'un saigne. Il faut soigner. Tous ces petits évènements sont partagés entre tous et chacun possède au moins une responsabilité, souvent deux.

 

La responsabilité demande des compétences à acquérir : se servir des outils du net pour le site, apprendre à composer avec les envies de chacun pour faire les courses, prendre la parole face à l'équipe du CAP,... C'est donc un premier objectif : plutôt que de demander aux volontaires d'être moralement responsables, nous leur donnons des tâches concrètes à effectuer.

 

C'est aussi donner moins de pouvoir à l'adulte-pédagogue : certaines infos passées par le partenaire, la cuisine,... sont d'abord dans les mains d'un volontaire avant d'atterir dans l'oreille des autres. Cette limitation réciproque permet à chacun d'occuper une place à part entière dans la mécanique collective, d'avoir un morceau de pouvoir.

 

La responsabilité donne des repères à certains volontaires. Moins travailleurs, ou angoissés de ne rien avoir à faire dans un temps creux, ils accrochent par leurs tâches. Ces responsabilités dans la durée permettent aussi d'organiser plus facilement des responsabilités limitées : accueillir un invité, faire la cuisine, nettoyer,...

 

Institution créée en 2011.  


3.
Les jeudis
du groupe

 

Un jeudi environ sur deux, durant le projet, l'ACV ne sort pas des murs du CAP pour se lancer dans un chantier, une sensibilisation ou autre... Nous restons dans le local du projet. Mais si nous n'allons pas à la rencontre de la société, elle vient à nous. Un invité est au menu de ce jeudi du groupe, manière de ne pas nous refermer sur nous-mêmes.

 

La matinée est consacrée aux responsabilités installées, et à différents besoins spécifiques. La plupart des volontaires ont ainsi quelque chose à faire. De la cuisine - un repas à cuisiner - à l'accueil de l'invité en passant par la réunion d'équipe du CAP où un délégué est envoyé,... Cette matinée permet de donner à côté des responsabilités le temps de les réaliser, permettant de ne pas enfermer l'un ou l'autre dans "tu n'as pas fait ce que tu devais faire !"

 

L'invité entre dans le groupe par l'informel... Souvent, il discute avec l'un ou l'autre qui est plus libre. Il mange ensuite avec nous tous. Nous lui offrons ainsi quelque chose comme lui nous le rendra ensuite. En effet, l'après-midi, nous dialoguons une heure ou deux. Cette montée progressive vers l'échange permet de dégrossir la figure de l'adulte invité, de permettre à certains de réfléchir après une première écoute et de revenir sur le fond l'après-midi. Plusieurs vitesses donnent à la rencontre de multiples portes d'entrée. Parfois, une cigarette est propice.

 

Quand l'invité est parti, vient le temps du conseil. La journée se termine par une activité récréative : sport, jeu de société,... Pour que nous ne nous quittions pas sur la tonalité du conseil, parfois ombrageux.  

 

 Institution créée en 2011.


4.
Le conseil


Clé de voûte des institutions en PI, le conseil a lieu tous les jeudis, et ainsi il est autant un repère dans la semaine qu'un point au bout de la ligne hebdomadaire. Il possède traditionnellement quatre rôles :

 

1. Le conseil est l'oeil du groupe

Quand quelque chose est dit en conseil, il l'est face à tout le monde et non à quelqu'un en particulier. C'est bien différent des activités où les uns et les autres sont régulièrement disséminés. Une écoute doit être garantie par le président de séance et fait partie des règles de fonctionnement.

 

2. Le conseil est le coeur du groupe

Bien sûr, chacun est libre de confier ses émotions par ailleurs, à un partenaire, au cadre, à un autre volontaire mais la caisse de résonance du conseil en fait un lieu particulier. Remercier le groupe ou quelqu'un pour un geste est assez apprécié.

 

3. Le conseil est le rein du groupe

Durant la semaine, des mauvaises paroles, une altercation, le sentiment de ne pas avoir eu affaire à un bon partenaire. Tout cela doit être dit pour permettre de passer à autre chose, voire permet des médiations, des solutions,... Ce n'est pas un outil magique mais choisir ses mots dans l'après-coup alors qu'on était rouge de colère deux jours avant, c'est passer de l'émotion à la parole mesurée. 

 

4. Le conseil est le cerveau du groupe

Le groupe et l'encadrement ont le pouvoir de faire des propositions, qu'elles concernent des activités, le fonctionnement, des responsabilités nouvelles, la demande d'une couleur... Des lois peuvent être élaborées en complément de la loi zéro. Le groupe s'énonce, se pense, se régule. 

 

Le conseil est également un lieu d'apprentissage. Il estdoté d'un président (accessible avec le temps pour les volontaires), le secrétariat, le maître du temps,... Le conseil est également précédé d'un temps de sablier, silence en commun pour passer du tumulte de la journée au conseil proprement dit.

 

Le conseil est borné par le président qui l'ouvre et le referme, qui donne la parole, garde un oeil sur le temps, reformule, contient les prises de parole trop longues, hors sujet,... Le président inscrit l'ordre du jour : la semaine écoulée, les remerciements, les propositions, les couleurs, les responsabilités, la vie de groupe, la semaine prochaine, le ça va/ça va pas,...

 

Institution créée en 2010.


5.
Les couleurs de reconnaissance


Nous espérons en tant qu'adultes-pédagogues permettre que les jeunes avec qui nous travaillons progressent. Dans les faits, c'est peu évident d'avoir une prise sur cette évolution : pour la constater et pour la baliser. Or, sur un chantier, travailler est différent de travailler avec soin et en faisant toute la tâche puis de travailler sans l'aide permanente du partenaire.

 

Cela traduit des pas franchis facilement par certains, et pas par d'autres. Vu les âges différents (15-25 ans !), les parcours, il est évident que tout le monde n'a pas les mêmes marges de progression.

 

Ce n'est pas que certains volontaires ont plus de valeur que d'autres mais leurs compétences sont plus grandes. Traduites en couleurs, elles permettent de donner des repères sur un chemin pour avancer, d'être pour l'adulte-pédagogue mieux au fait du groupe et de doser son exigence. Les couleurs donnent de la valeur à l'engagement, valeur mesurée et non appel vague à "faire mieux."

 

Il y a quatre items afin de permettre que ces couleurs se répartissent plus largement. On peut être moins à l'aise sur chantier mais être très attentif aux autres (vie de groupe), rester muet lors des rencontres mais faire impeccablement sa responsabilité. Les couleurs ne notent que des avancées positives. 

 

Les couleurs objectivent un minimum l'appréciation qui sinon demeure un pouvoir absolu de l'adulte-pédagogue pour choisir tel volontaire à tel moment parce qu'il sait que...  

 

Le passage de couleur est proposé par le volontaire concerné, par un autre volontaire ou le cadre. Une discussion s'ensuit où l'on donne un avis constructif et en s'appuyant sur des exemples. La couleur est ensuite ou non accordée.

 

L'encadrement possède un droit de veto et est lui-même de couleur noire, la couleur la plus élevée. Il est donc censé posséder pratiquement toutes les compétences inscrites dans les autres couleurs. 

 

Les couleurs de reconnaissance sont proposées aux volontaires mais tous ne les adoptent pas. Certains restent jaune quasiment durant tout le projet. Cela peut traduire un manque de confiance en soi, dans le projet, dans les autres. Le repérer peut permettre éventuellement de travailler cette confiance. 

 

Institution créée en 2012.


6.
L'armature symbolique


L'armature symbolique définit tous ces éléments qui représentent des marques, des cailloux sur le chemin de l'ACV. C'est ainsi qu'ils contribuent au tissage des relations avec les autres institutions. Ils indiquent des coutumes, des manières de faire, des objets chargés de sens, aptes à définir une culture Année Citoyenne et permettre de border l'expérience avec l'extérieur.

 

Etre dans l'Année Citoyenne Verviers doit pouvoir signifier quelque chose pour chacun. Passage en revue de quelques éléments structurants.  

 

Le carnet du volontaire

Le carnet est un A5 spiralé fixant par écrit les ingrédients du projet, explique les couleurs et présente certains partenaires. En soi, c'est déjà pas mal.

 

L'ambition est d'y apporter la chaleur d'un récit possible du quotidien pour le volontaire. On y trouve des choses drôles (enfin, supposées l'être), et d'autres plus graves, des trucs et astuces de la vie de tous les jours et quelques textes de fond pour aller plus loin... C'est également un élément qui mémorise chacun : la photo de tous les engagés s'y retrouvent. Une place est également faite pour l'après, cette période délicate qui suit l'ACV.

 

Le carnet représente une carte de visite. Le volontaire peut le montrer dans un organisme où il doit rendre des comptes, auprès de parents, avec des amis,... Il contribue à donner de la valeur, à créer de la fierté. 

 

La photo de la semaine

Chaque jour, des photos sont prises durant les chantiers, les rencontres, entre nous aussi. Toute une mémoire visuelle qui permettra de ne pas oublier plus tard mais parmi ce stock parfois conséquent, une photographie sera choisie à la majorité pour figurer au mur du local.

 

Geste anodin mais qui implique deux éléments. Il s'agit de dépasser le choix (ou le rejet) de "sa" photo parce qu'on est dessus et de saisir qu'une bonne photo de groupe n'est pas encore une photo du projet lui-même où le groupe est acteur de quelque chose.  

 

Au fil des semaines, une ligne du temps traverse le local, permettant de prendre conscience que le temps passe, que nous sommes passés par tel endroit, telle rencontre,... 

 

Quand un étranger entre dans le local ACV, les mots ne sont pas nécessaires. Les murs nous racontent. 

 

Les lettres

Pour rejoindre l'ACV, le volontaire écrit une lettre de motivation. Elle est parfois fort courte, et la qualité littéraire n'est pas importante. Nous y cherchons la volonté de faire un pas pour nous rejoindre. Elle est précieuse, notamment pour saisir un instant préalable au démarrage de l'aventure.
 
En arrivant à Pâques, un premier chapitre du projet se referme. Nous écrivons alors une lettre personnalisée à chaque volontaire, une sorte de réponse à sa lettre de motivation. Elle est un regard, plutôt bienveillant, offrant un regard, une lecture, des encouragements, parfois une mise en garde. A 17 ans, reçoit-on souvent une lettre, une vraie lettre, pas un machin où on change un prénom en en-tête ? C'est un exemple de la valeur que nous tentons d'insuffler à la participation de chacun.
 
Une troisième lettre est écrite par chacun lors du module de réflexion en fin de parcours. Cette lettre est personnelle et conservée pendant un an par une main innocente, hors du projet. Chacun y écrit ses désirs, ses peurs, ses objectifs pour l'année qui arrive... C'est comme un écho de ce parcours réalisé ensemble.
 
Enfin, une dernière lettre est écrite par l'encadrement, une lettre publique publiée sur le site du projet et lue lors du dernier conseil. C'est lettre qui tente une synthèse subjective de ces quatre mois ensemble. Nous y gonflons une dernière fois la voile de l'aventure, tentant de souligner les beaux moments, la volonté de s'inscrire à l'égal des autres dans la société.
 
Bref, les lettres marquent également le parcours de chaque volontaire. Elles représentent une mémoire et indiquent que nous ne renonçons pas à l'écrit, la force de l'écrit pour des jeunes qui parfois y ont renoncé depuis longtemps. 

Le repas de midi

Le repas de midi est l'occasion de se retrouver tous ensemble autour d'une table ou sur le terrain lors des chantiers. C'est une respiration qui donne parfois la mesure de l'humeur de chacun.

 

Il est une autre marque, repère du quotidien qui structure le temps de la journée. Il est relié à des responsabilités réalisées par des volontaires.

 

Le point météo

Plus informel que le conseil, il est un temps pris régulièrement le matin pour prendre des nouvelles, un tour de table où chacun, à tour de rôle, dit comment il va. Les jeudis du groupe, le point météo permet de distribuer les tâches de la matinée. 


Ces quelques questions, bien insuffisantes, montrent qu'il reste une foule de points à étudier et à éclaircir. Une chose est sûre, pourtant : c'est par l'analyse fine du présent qu'on s'en sortira, et non par des échappées dans le futur des (bonnes) intentions...

René LAFFITTE
Une journée dans une classe coopérative
Matrice, 1997, P.181

Site propulsé par CMS Made Simple 2004-2018 | Design ideaarts adapté pour ce site | Créé par Emmanuel

Le CAP 1985-2013 | Service AMO agréé du Ministère de l'Aide à la Jeunesse | Communauté Française de Belgique